Le Maroc sera l’invité d’honneur du Summit Digital 2026, prévu à Madrid à partir du 25 février, un rendez-vous international consacré aux interactions entre justice, technologies numériques et cybersécurité. Cette distinction consacre le positionnement du Royaume comme acteur engagé dans la modernisation de son système judiciaire et dans la structuration d’une gouvernance numérique responsable.
Le sommet réunira des responsables judiciaires, des régulateurs et des experts institutionnels venus d’Europe, d’Amérique latine et d’Afrique afin de débattre des mutations profondes que connaît le secteur de la justice face à la transformation digitale. Les discussions porteront notamment sur l’intégration des nouvelles technologies dans les procédures judiciaires, la gestion des preuves numériques, la protection des données, la cybersécurité ainsi que la lutte contre la criminalité organisée et le piratage informatique.
Dans un contexte marqué par l’essor de l’intelligence artificielle, la dématérialisation des services publics et l’augmentation des cybermenaces, la coopération internationale apparaît comme un levier stratégique indispensable. La justice ne peut plus être pensée uniquement dans un cadre national ; elle évolue désormais dans un environnement numérique globalisé qui impose coordination, harmonisation normative et partage d’expertise.
La participation du Maroc en tant qu’invité d’honneur traduit également la reconnaissance des efforts engagés en matière de digitalisation des services judiciaires et de renforcement des infrastructures numériques. Au-delà de la modernisation technique, l’enjeu réside dans la capacité à concilier innovation, sécurité juridique et protection des droits fondamentaux.
À travers sa présence à Madrid, le Royaume affirme sa volonté de contribuer activement au dialogue international sur la gouvernance technologique et la souveraineté numérique. Le Summit Digital 2026 s’annonce ainsi comme une plateforme stratégique pour repenser l’équilibre entre transformation technologique et exigence d’État de droit, dans un monde où la justice doit désormais intégrer pleinement la dimension digitale.